Chapitre 39

Chapitre 39
_ Maëva ?
_ Mmh ?
_ Je.. j'ai quelque chose à t'avouer.
_ Je t'écoute.

Je me rassis correctement, jouant nerveusement avec les cordons qui dépasse de ma capuche. Maëva le remarque et se relève, me regardant attentivement.


_ C'est grave ?, demande-t-elle, inquiète.
_ ...
_ Bill, qu'est-ce qu'il y a? Tu me fais peur ..
_ Écoute, ce n'est pas facile à avouer, mais j'aime mieux être honnête avec toi.
_ Vas-y.
_ Je crois que c'est dans les premiers jours que tu es arrivée au lycée.. tu étais venue ici, sur la table là-bas. Tu es repartis trop vite et tu as oubliée ton journal.. je.. l'ai pris et je l'ai lu. Mais tu sais, ce n'était avec aucune mauvaise intentions ! J'était.. simplement curieux.. tu m'intriguais et je voulais en savoir plus sur toi, sur ton passer.

Avec la rapidité à laquelle j'ai déballé tout ça, j'ignore si elle a tout compris. Je n'ose pas relever la tête, de peur de croiser son regard. Une douce chaleur se répand sur la joue et je tourne la tête. Maëva me regarde tendrement et me caresse la joue.

_ Ne t'en fait pas pour sa, Bill. Je l'ai laisser là intentionnellement.
_ Qu-quoi ? Mais pourquoi !?
_ Enfin, pas intentionnellement, mais je me doutais que tu l'avais, je t'avais vu me suivre. Et puis, certaines choses sont trop dures à dire, comme raconté mon passé. J'aimais mieux que tu l'aprenne comme ça.
_ Mais, si tu ne m'aimais pas à l'époque.. pourquoi avoir voulu partager ça avec moi?
_ Qui t'a dit que je ne t'aimais pas? Dès le premier soir de mon arrivé, je t'ai remarquée ! J'ignore pourquoi, mais je savais que je pouvais te faire confiance. Et je voulais qu'au moins une personne soit au courant de ce que j'ai vraiment vécue. Qu'au moins une personne ne me voit pas comme, la nouvelle qui arrive d'Amérique ! Parce que, comme toi, je n'ai pas toujours eu une vie facile et, bien des fois j'ai voulu en finir.
_ Comment tu s'avais que je voulais en finir?
_ Lorsqu'une personne pense au suicide, son regard dégage quelque chose de.. vide. Je te voyais souvent dans les corridors, toujours dans tes pensées. Tu suivais ton frère, tu faisais du mal aux autres, mais tu avais constamment l'aire absent. Et crois moi, cette lueur de tristesse que tu avais dans le regard, je l'ai vu dans celui d'innombrables ados... Et j'avais remarquée en sport les marques sur tes bras, qui dépassait des tes bracelets.

Ses yeux se remplissent de larmes, mais elle sourie. Elle prend ma mains et tire un peu sur mon manteau pour regarder mes poignets. Elle passe doucement ses pouces sur les cicatrices.

_ Je suis contente que ta tentative ai échouée, murmure-t-elle.
_ En y repensant, je me trouve stupide d'avoir voulu en finir simplement pour ça..
_ Ne dit pas sa.
_ .. je ne t'aurais jamais rencontré si elle avait réussis..

Elle lève sont regard dans le miens. Le reflet des étoiles brilles dans ses yeux et ses lèvres rougis par le froid s'étire en un magnifique sourire. Je n'y avais jamais vraiment repensé, mais j'ai du mal à assimiler tout ce quelle a vécue. Quelle se soit fait violer et battre, la tentative de suicide, la drogue.. ce n'est pas l'enfance qu'elle méritait.

Elle se recule puis retire son manteau et ouvre la fermeture du miens. Je la regarde, surpris. Elle sourie puis viens se blottir dans mes bras, mettant son manteau sur nous pour nous couvrir. Je ressert mon étreinte puis elle cale sa tête dans mon coup. Je penche légèrement la tête pour coller mon front au sien. Ses yeux sont fermés et sa respiration régulière. Je crois qu'elle c'est endormie.

_ Je t'aime, murmurais-je faiblement.

J'embrasse doucement sa joue puis m'installe confortablement, admirant le ciel étoilé.

_ Je t'aime aussi.
# Posté le samedi 24 novembre 2007 15:21
Modifié le samedi 24 novembre 2007 20:41

Chapitre 40

Chapitre 40
Surpris, je tourne la tête et croise le regard de Maëva. Elle est complètement blottis contre moi et me sourie tendrement. Je me redresse et me penche sur elle pour capturer ses lèvres. Un étrange mélange de sentiments m'envahis. Amour, car, oui, je sis certain d'être amoureux. Mais surtout, la peur. J'ai peur d'être en couple. Je ne l'ai jamais été auparavant. Bien sûr, j'ai eu quelques copines ici et là, mais jamais ça n'a duré très longtemps. Et je sais que c'est la même chose pour elle.

[ Pov Maëva ]

On dit que pour chaque personne qui vient au monde, une autre l'attend quelque part. Certaines personnes passes leurs vies à chercher leurs âme-s½ur alors que pour d'autre, c'est une personnes avec laquelle ils ont grandis, qu'ils ont vu évoluer, changer et leurs sentiments se sont développer au fil des ans. Pour moi, il m'aura fallu traverser l'océan Atlantique pour le trouver.

J'ai grandis dans un monde où l'amour ne rime avec rien. Ce n'est qu'un mot inventer pour les contes de fée. Un mot futile dont la définition de rime avec rien. Une femme n'aime pas ses enfants, non, elle les nourris jusqu'à ce qu'ils soient assez vieux pour aller dans la rue ramener de l'argent. Un homme n'aime pas sa femme, ce n'est qu'un objet dont il se sert pour assouvir ses désirs.

J'ai grandis dans un monde où tout est gris, vide d'émotion. Pourtant, lorsque j'était jeune et que l'on me racontais les histoires avec les princesses qui trouve leurs princes charmant, j'y croyais. Je rêvais qu'un prince viendrait à ma fenêtre pour m'emmener loin, et vivre heureux. C'est comme ça que j'ai survécue. Je vivais de mes rêves. Je gardais espoir qu'un jour peut-être..

Ce jour est enfin arrivé. Je n'ai jamais aimé. Je n'ai jamais été amoureuse. J'ignore même la signification de ce mot. Tout ce que je sais, c'est que je veux découvrir tout ça avec lui. Je veux que l'on construise NOTRE définition du mot amour.

Vous savez, lorsque l'on à des papillons qui voltige dans notre ventre, sensation si déplaisante et plaisante à la fois. Lorsque l'être aimé nous frôle, on a un putain de frisson qui nous passe dans tout le corps. Lorsqu'on essaie de savoir à quoi il peut bien penser ou faire en ce moment, tellement que ça en devient presque une obsession. Lorsqu'une personne tourne trop prêt de cet personne que l'on aime tant, qu'on a le goût de lui sauter dessus. C'est ça, être en amour vous croyez? Je crois aussi.

Je me détache de ses lèvres et appuis mon front contre le sien. Ont se regardes et je peux voir de l'appréhension dans son regard. Je sourie.

_ Tu as peur, non ?, me demande-t-il en chuchotant.
_ Honnêtement, oui.
_ Je crois que.. on devrait prendre notre temps.
_ Je crois aussi.
_ Mais je te préviens, un gars de touche et ..

J'explose de rire. Je me met à califourchon sur lui et le regarde dans les yeux. Il fait une moue boudeuse. Je rigole encore.

_ Ne t'en fait pas ! C'est juste que ont doit prendre notre temps, histoire de laisser évoluer les choses, voir où ça nous mènes.
_ Mmh. Mais, je veux pas que tu crois que je ne suis pas sur de mes sentiments.. c'est juste que j'ai.. comment dire.. peur de m'engager.. J'ai peur de faire une gaffe.. de pas savoir comment m'y prendre.
_ Je sais, c'est la même chose pour moi.
# Posté le samedi 24 novembre 2007 23:41
Modifié le dimanche 25 novembre 2007 16:24

Chapitre 41

Chapitre 41
22 décembre 2007

Une sonnerie stridente retentis dans la cours du lycée publique d'Hambourg. Une vague d'élèves immerge des quatre murs en béton, se bousculant, lançant leurs bonnet d'hiver haut dans les airs et en criant de joie. Phénomène normale pour le début des vacances de Noël. Un mois sans cours, devoirs, exposés et toute cette merde scolaire. Si l'on observe bien se magnifique tableau, on peut apercevoir au milieu de tout cette agitation, une jeune fille qui regarde émerveiller cette euphorie. Ses cheveux autrefois blond, maintenant colorés en rose, vienne chatouiller la peau de son coup qui n'est pas entièrement caché par son écharpe. Une épaisse buée s'échappe de sa bouche et le ciel couleur azur laisse tomber de léger flocon qui viennent s'emmêler dans ses cheveux. Un sourire étire ses lèvres rougis. Toute cette agitation, tout ses cris, lui font tellement chaud au c½ur.

Deux jeunes filles se tiennes à ses cotés et la regarde, riant de son air ahurie. L'une est un peu plus petite qu'elle et a les cheveux blond et les yeux bleu. Élodie. L'autre, beaucoup plus petite et châtaine, Anick. Avec toute les péripéties vécues, elles sont toujours là, avec elle. Elles sont vites rejoins par quatre garçons, tout aussi souriant qu'elles. Bill, Gustav, Georg et Andreas.

La cours est maintenant déserte. Tout le monde est rentrer chez sois, presser de se préparer pour une éventuelle petite fête. Seul cinq ados sont encore là, assis sur un banc. Ils sont vite rejoins par un autre garçons. Ils parlent, rient, se raconte quelques anecdotes, se donnes les réponses qu'ils ont marquées dans l'examen de mathématique. C'est après un cris de rage poussé par Maëva de ne pas avoir marqué la bonne réponse à la fameuse question 87, qu'Anick pris la parole.

_ Alors, que diriez vous de venir passer la soirée chez moi. Mes parents, comme d'habitudes, ne sont pas là.
_ Ouais, pourquoi pas!, répondirent Maëva, Bill, Tom et Andreas.

Ils tournèrent la tête vers le couple et éclatèrent de rire en les voyant coucher dans la neige, s'embrassant à pleine bouche. Ils se mirent en route et arrivèrent quelques minutes plus tard. Une fois arrivés à la maison, les huit adolescents s'éparpillèrent un peu partout au salon. Leurs sujet de conversation derriva bien vite au départ du lendemain des jumeaux Hoffman.


_ Alors, hâte à demain ?, questionna le dreadeux.
_ Tu ne peux même pas immaginer a quel point, lui répondis Andreas, un immense sourire aux lèvres.
_ Tout est arrangé ?
_ Oui, absolument tout! Notre mère nous à réservé une chambre chacun dans l'hôtel Hilton.
_ Hilton?!
_ Les joies d'avoir une mère riche!!

Tout au long de la conversation, Maëva n'a prononcée aucun mot, se contentant de regarder le jeune homme assis sur le fauteuil en face d'elle. Ils se lancent des sourires en coins, discretement. Personne n'est au courant de ce qu'il c'est passé il y a un peu plus d'un mois. D'ailleurs, il n'y a rien à savoir, puisqu'il ne ces rien passé. Ils sont amoureux l'un de l'autre, mais ne sont pas prêt à se mettre en couple. Alors ils attendent. Attendent le moment propice pour entamer une relation sérieuse.

_ Dites, j'veux pas casser le moment, mais j'suis le seul à avoir faim?, demande Tom.

Tout le monde éclate de rire. La jeune fille au cheveux châtains se lève et tout en allant dans la cuisine :

_ Je vais allez vous préparer de la poutine !
_ De la quoi ?
_ De la poutine! Un met purement québecois !
_ Qué quoi ?
_ Tom, ta gueule.

Tout le monde éclate de rire devant la mine vexé de fait Tom puis, curieux, se dirigent tous dans la cuisine.


_ Comment tu connais ce met?, demanda Maëva
_ Mon père est québecois et ma mère allemande. Lorsque j'étais jeune, il n'était pas rare que nous nous rendions chez ma grand-mère, au Québec, pour passer les fêtes. Nous n'y sommes plus retourner depuis sa mort. Enfin bref, j'adorais lorsqu'elle me faisait ce repas, c'est tellement bon!
_ Et, c'est quoi au juste? Non pas que je ne te fais pas confiance, mais je tiens à ma vie Y-Y

Anick ne répond pas et se contente de sortir les ingrédient. Les garçons se lassent bien vite et quitte la cuisine pour retourner au salon où ils commencent une partie de jeux vidéo.

_ Alors.. qu'avez vous prévue pour vos vacances, les filles ?, demanda la jeune filles au cheveux roses.
_ Oh, rien de bien spéciale, répondit Anick. Probablement rester au chaud à la maison avec mes parents et regarder des films. Et toi, Élodie ?
_ Je vais aller dans le nord de la ville, chez mes grands parents. Probablement que Gustav et moi allons allez passer quelques jours dans son chalet.

Lorsque le repas est enfin prêt, tous ce mettent à table et profite de leurs derniers instant ensemble, avant de partir pour les vacances de Noël. Ce n'est que lorsque l'horloge indique presque deux heures trente du matin qu'ils décident de tous rentrer chez eux. L'avion des jumeaux Hoffman décollant dans quelques heures, ils se couchent dirrectement en rentrant chez eux, du moins, Andreas se couche..

[ pov Maëva ]

Je referme la porte de ma chambre et m'adosse à celle-ci en poussant un soupire. Je déplace mon regard sur les deux valises qui trône au pied de mon lit. Demain, je serais à NYC. Cette putain de ville que je m'éfforce d'oublier, sans y arriver.

J'avance lentement vers la porte qui mène sur mon petit balcon et comme à chaque soir, j'enjambe la rembarde du balcon de la chambre de Bill. Comme à chaque soir, il est la, souriant, m'attendant. Il vient m'ouvrir la porte et m'invite à entrer. Il n'a à peine refermer la porte que je viens me blottir dans ses bras, enfouissant ma tête dans son coup. Il ressert ses bras autour de ma taille et se balance sur ses deux pieds
.

_ Tu va me manquer, souflais-je au creux de son coup.
_ Ce n'est que deux semaines, tu sais. Ça passera vite.

Je relève la tête surprise de sa réponse. Ça ne le dérange pas plus que ça de me voir partir? Je me dégage de son étreinte et me dirige vers la porte.

_ Ouais, t'a raison. On s'revois dans deux semaines.

Elipse : 9h30 du matin, aéroport national de Hambourg. ( pov Maëva )

Beaucoup de personnes me bouscules sans faire attention à moi. Certains se retourne en grommelant des trucs incompréhensibles contre les adolescents. Je suis assise aux coté de mon frère et nous attendons patiemment l'annonce de notre vol. Ont s'amusent à critiquer toute les personnes que nous apercevons, riant encore plus lorsque nous voyions l'expression de leurs visages lorsqu'ils remarquent la couleurs de mes cheveux
.

_ Tu crois qu'ont va attendre encore longtemps ?, me demande Andreas, qui commence à perde patience.
_ Les passagers du vol 374 en direction de New-York sont priés de se rendre à la porte d'embarquement 34C immédiatement.
_ Non !

Mon frère et moi sautons de nos chaises et courons en se tenant la main jusqu'à la porte d'embarquement. Nous faisons valider nos billets et entrons dans l'avion. Je m'avance vers ma place, lorsque je remarque qu'un connard s'y est installé. Je lui tapote l'épaule et un cris aiguë s'échappe de ma bouche lorsque je vois son visage.[/align]
# Posté le vendredi 30 novembre 2007 20:17
Modifié le jeudi 06 décembre 2007 22:18

X

Une miss m'a laissée un commentaire et honnêtement, je ne le prend pas.

Putin c kan tu mé la suite ! c long!

C'était quelque chose dans le genre.

Pour te répondre, ce week-end, c'était ma fête. J'ai passer deux jours avec ma meilleure amie et Dimanche, j'suis allé au resto avec ma famille.

Ma vie t'intéresse pas ? J'peux l'comprendre. tout ça pour dire que


Je. Ne. Suis. Pas. Une. Criss. De. Machine. À. Écrire.

Une chose que certaines personnes sembles oublier. J'ai une vie à l'extérieur de ce blog ! Quand j'écris, c'est parce que j'en ai envie ! Parce que j'ai de l'inspiration! Mais quand je vois des commentaires comme ceux-là, j'ai seulement envie de tout effacer et de continuer à écrire pour moi, uniquement. .. Z'inquiété pas, j'le ferais pas. Même si c'est pas la première fois que je reçois ce genre de commentaire.

Bref, la suite est commencé, mais pas très avancée. J'sais pas quand vous l'aurez, probablement lorsque j'aurais envie de la terminer, c'qui est loins d'être le cas.


Autant vous prévenir immédiatement, la prochaine suite que je posterais sera la dernière avant les vacs de Noël. Heureusement, cette année je termine le 20 décembre. Pendant les vacances, je devrais probablement être en mesure de posté au deux jours, si ce n'est pas à chaque jour !


Désolé de le prendre comme ça, mais écrire pour moi, je le vois plus comme une façon de m'exprimer et non pas comme une obligation.


Em'zz qui vous donne rdv vendredi [ québec ] / Samedi matin [ europe ] pour la suite !
# Posté le lundi 10 décembre 2007 21:15
Modifié le samedi 15 décembre 2007 10:43

Chapitre 42

Chapitre 42
Je lui tapote l'épaule et un cris aiguë s'échappe de ma bouche lorsque je vois son visage.


_ Bill ? ! Mais qu'est-ce que.. ?
_ Je t'avais promis d'être avec toi lorsque tu retournais à New-York.
_ Je- je sais pas quoi dire..

[ Narration ]

La jeune fille, émue par un tel geste, serra l'androgyne dans ses bras, sous le regard amusé de son frère jumeau. Malgré le fait que sa s½ur ne lui ai rien dit, il sait qu'il se passe quelque chose de fort entre eux. Son sourire s'agrandis encore plus lorsqu'il aperçoit un garçon avec des dreads arrivé dans l'allée. Lorsque Maëva le vit, elle éclata de rire.


_ Tom ?! Tu viens aussi ?
_ Attend, tu crois tout de même pas que j'aurais laissé passer la chance d'aller a NYC ? J'en rêve depuis que j'suis gosse ! À moi les belles new-yorkaises !

Tout le monde éclates de rire. Une hôtesse viens les prévenir de se s'asseoir, l'avion ne tardant pas à décoller. Les jumeaux Kaulitz s'assoient à cotés en se racontant des conneries, comme d'habitude. Lorsqu'Andreas passa devant Maëva pour aller à son siège, il fut retenu par celle-ci.


_ Merci de les avoirs invités, lui dit-elle en chuchotant.
_ Si je ne l'aurais pas fait, ils seraient venus de toute manière !

Elle embrassa chastement son frère sur la joue et alla prendre place sur son siège. Le vol n'avait qu'à peine commencé, qu'elle sombra dans les bras de Morphée.

[ ... ]


_ Maëva ! Allez, réveille-toi, on est arrivés !
_Mmh.

La jeune fille ouvrit difficilement les yeux et il n'en fut pas plus pour son frère qui la tira par le bras vers la sortit. Ils récupérèrent leurs bagages et lorsqu'ils sortirent à l'extérieur à la recherche d'un taxi, Maëva s'arrêta brusquement. Les garçons la regardèrent, perplexe.

[ Pov Maëva ]

Ça fait si longtemps. Je me rappelle, il y a quelques mois, je me tenais à la même place, regardant pour la dernière fois cette ville dans laquelle j'ai grandis. Lorsque j'avais franchis ses portes tournantes, c'était dans l'espoir de ne jamais les retraverser. Pourtant, je ressent un léger pincement au c½ur. Après tout, c'est ici que j'ai tout appris. En bien, comme en mal.


_ Sa va ?, me questionne Andreas.
_ Oui.. oui, sa va. Bon, on y va à cet hôtel ?
_ Faudrait peut-être appeler un taxi, tu crois pas ?, me demande Tom, ironiquement.

J'éclate de rire. Je me dirige sur le bord de la route et porte ma main à ma bouche. Un sifflement puissant se fait entendre et un taxi ne tarde pas à arrêter.


_ Vous v'nez ?

Après avoir charger le coffre, nous prenons tous place dans le véhicule, moi devant et les trois garçons derrière. Ils s'amusent à pratiquer leurs anglais avec le chauffeur qui essaie tant bien que mal de comprendre ce qu'ils racontent. Avec leurs accents, c'est pas gagné.

Je dépose ma tête contre la vitre et regarde les bâtisses défilés. Je remarque même quelques personnes que j'avais déjà aperçues lorsque je venait en ville pour travailler. Je jette un bref regard sur ma montre et remarque qu'il est presque dix-huit heures. Avec de la chance, le chauffeur emprunte des petites rues, évitant l'heur de pointe. J'aperçois déjà au loin l'hôtel.

Le chauffeur nous laisse devant l'entrée et un homme vient prendre nos bagages, les montants directement à nos chambres. Nous n'avons à peine fait un pas à l'intérieur, qu'une femme nous accueil en criant presque.


_ Bonjour, je suis Mme. Kyle, directrice de cet hôtel. S'il y a quoi que ce soit, n'hésiter pas à me faire signe. Vos suites sont prêtes, je vous souhaite un agréable séjour.

Et elle repart plus vite qu'elle est arrivée. Je jette un regard aux garçons. Ils n'ont absolument rien compris de ce qu'elle à dit, à en voir leurs têtes. Je rigole et embarque dans la cage d'ascenseur. Je suis vite rejoins par les garçons et j'appuie sur l'étage numéro 12.



_ J'ai rien compris de ce qu'elle a dit mais elle était Ca-non!, cria Tom.

Nous poussons un soupir d'exaspération mais gardons notre sourire. Une fois arrivés à notre étage, nous nous souhaitons la bonne nuit et entrons chacun dans notre chambre. Je ferme la porte et m'adosse à celle-ci. La lumière est déjà allumée, me montrant une chambre chic comme je l'avais jamais vu. Je secoue la tête et avance dans la chambre. Mes valise traîne au pied d'un magnifique lit baldaquin et un faux foyer est allumé dans le coins.

Lorsque je tourne la tête, je croise mon reflet dans un grand miroir. Dire qu'il y a quelques mois, je passais devant cet hôtel, rêvant de quoi les chambres avait l'air. Maintenant que j'y suis, je regrette amèrement le temps où je en faisais que rêver de cette vie. Avant, je passais mon temps à dire que les personnes riches ignorais tout de la vrai vie, qu'au lieu de vivre leurs vie à fond, il se contentait de la passer à étudier dans l'espoir d'avoir un job payant dans le futur. La majorité ont réussis. Ils sont devenus de riche médecins ou de célèbre avocats. Ils gagnent des milliers de dollars par semaine, se payent tout ce qu'il veulent, ont une famille. Mais même s'ils ont l'argent et qu'ils achètes les gadgets hautes technologies, ils sont tellement occupés avec leurs job qu'ils n'ont pas le temps de s'en servir. Ils ont des familles, mais ne le voit jamais, préférant donner à leurs enfants tous ce qu'ils veulent. Des putains de gosses de riches.

Aujourd'hui, le reflet que projette cette glace n'est pas celui d'une jeune fille sur d'elle, qui apprécie chaque petit moment de la vie, non. Il renvoi simplement celui d'une fille bourrée de frique dans une chambre d'hôtel la plus luxueuse en ville. Elle ne porte plus les marques sur son corps qu'elle abordait fièrement après une bataille, qui montrait qu'elle n'avait pas peur de ce battre pour ce faire entendre. Le reflet que le miroir lui renvoie, l'éc½ure au plus au point. Elle est devenue ce qu'elle à toujours détester. Une putain de gosse de riche.





Fouéla, désolé du retard ^^''

J'vous dit au.. um.. jfini le 20 alors.. 21 décembre! MOUHAHA VACANNCEEEEEEEEE <3
# Posté le samedi 15 décembre 2007 10:46
Modifié le samedi 15 décembre 2007 11:50